08 mars 2007
Maison bioclimatique terre crue / terre cuite_ 03
Restauration des murs de bauge 2
Après le colmatage des trous et fissures, application du corps d'enduit
Le mur sud sera percé pour ouvrir largement le séjour sur la cuisine-véranda, c'est pourquoi, le corps d'enduit ne recouvre pas toute la façade.
Le bas des murs en terre est consolidé par un parement de pierres de schiste rouge de la région.
Le pignon Ouest qui subit les vents dominants était plus abîmé. Les fissures et les trous étaient plus profonds et des petites bêtes, peut être des fouines, avaient creusé une véritable galerie. Le temps de séchage de la terre crue est donc plus long. Le corps d'enduit sera réalisé plus tard.
L'échafaudage est recouvert d'une bâche de camouflage de l'armée qui protège le pignon de la pluie tout en laissant une bonne ventilation. De plus, c'est esthétique et ça attire l'oeil des passants.
06 mars 2007
Maison bioclimatique terre crue / terre cuite_ 02
Restauration des murs de bauge 1
L'écurie servait de dépôt et d'espace de rangement depuis l'abandon du cheval comme moyen de transport et comme tracteur d'engins pour l'agriculture.
L'accès au chantier est réalisé et la serre est démontée par l'entreprise de maçonnerie Heinry qui fait l'agrandissement de la maison en briques "monomur" de terre cuite.
Le bâtiment d'écurie est nettoyé de la végétation grimpante. Les parties de terre dégradée sont enlevées. Puis commence le comblement des fissures et des trous engendrés par l'humidité et le passage des petits animaux. L'entreprise Globetroterre, dirigée par Laurent Coquemont, qui réalise ce chantier de restauration, utilise différentes textures à base de terre et de paille.
à gauche, de la bauge proprement dite, un mélange de terre et paille légèrement fermenté quelques jours afin de rendre le mélange plus cellulosique, il est utilisé pour le rebouchage des trous et fissures profonds ;
à droite, 2 mélanges de terre et paille fraîches

derrière, un mélange de terre et pailles longues pour le bouchage des trous de moyenne dimension
au premier plan, un mélange de terre et pailles courtes, pour les bouchages peu importants et l'égalisation de surface

l'angle sévèrement endommagé est repris avec des adobes qui sont des briques de terre crue séchée
(au premier plan à droite, ce sont des briques de terre cuite, issues de la démolition de la serre et qui vont servir à l'encadrement des baies)

exemple de bouchage de fissure avec de la bauge et un mélange avec pailles longues (la bauge donne cette couleur gris-vert), puis un renforcement en surface par une toile en fibres de verre
(la toile en fibre de lin ayant été abandonnée par l'entreprise afin d'obtenir une assurance décennale)

exemple de rebouchage de trous de moyenne dimension avec le mélange terre et pailles longues

les tâches gris-vert sont les reprises en bauge, celles orangées sont en mélange terre-pailles longues
18 octobre 2006
Maison bioclimatique terre crue / terre cuite_ 01
Rénovation et agrandissement d’une écurie pour réaliser une habitation bioclimatique
Chantier en cours (2006)
Maître d’Ouvrage : Privé
Architecte : Michèle Turbin
SHŒN (Surface Hors-Œuvre nette) : 160 m²
Surface habitable : 120 m²

Façade sud et pignon est - Avant travaux
Description
Le terrain se situe en périphérie du bourg de Vezin-le-Coquet à l’ouest de Rennes (35). Le programme comprend l’agrandissement d’un bâtiment existant, une ancienne écurie, pour le transformer en habitation bioclimatique, saine et écologique. L’écurie est attenante à un ensemble de bâtiments du patrimoine bâti d’intérêt local.
TERRE CRUE : matériau sain et traditionnel local
L'écurie est construite en bauge, mélange de terre et de paille traditionnel local. La maçonnerie de l’écurie est restaurée en terre crue par des artisans spécialisés. Des adobes, briques de terre crue, comblent les parties abîmées.
TERRE CUITE : Brique "Monomur", matériau sain et architecture bioclimatique
La volumétrie de l’extension reste simple et de faible hauteur pour s’inscrire de façon harmonieuse dans l’ensemble bâti. La couverture de l’agrandissement, en façade est, présente une croupe qui diminue le volume de toiture et ombrage moins la partie nord du jardin. La façade sud est prolongée par une cuisine-véranda très vitrée qui permet à la maison de profiter au mieux des apports solaires. Cette pièce remplace l’ancienne serre. Les deux entrées sont traitées en sas pour limiter les variations de température des pièces principales.
Dans l’extension, la structure est faite de briques « monomur » en terre cuite. Les bardages extérieurs, les menuiseries et la pergola sont en bois pour bloquer du CO2 dans la construction. Le bardage permet une isolation par l'extérieur. Il est en châtaignier non traité, laissé naturel afin de marier sa couleur de vieillissement gris argenté de manière cohérente à l’ensemble bâti en maçonnerie de terre crue, dont un élément date du XVIIème siècle.
Les enduits sont en terre crue sur la maçonnerie de bauge ancienne et à la chaux sur l'extension en brique de terre cuite "monomur".
Des capteurs solaires posés sur la véranda chauffent l’eau sanitaire.
Le mur de clôture existant en bauge, actuellement très abîmé et en partie détruit est restauré sur la longueur encore solide et complété par une clôture en bois ménageant un portail d’entrée.

















